Conseils pratiques

pour bien choisir son appareil de chauffage au bois

Bien choisir votre appareil de chauffage au bois ?
Poêles, foyers, inserts : quelles différences ?
Faire installer son appareil de chauffage au bois : les clés de la réussite
Zoom sur les bonnes pratiques

Agir en éco-citoyen, sans se ruiner

Comme le vent, le soleil, l’eau et la chaleur de la terre, le bois est une énergie renouvelable et constitue, à ce titre l’un des points de passage incontournables pour une politique de développement durable. L’utilisation du bois répond à des préoccupations d’ordre à la fois éthique et économique.

La combustion du bois a un impact neutre sur l’effet de serre. Durant sa croissance, la biomasse doit consommer une grande quantité de dioxyde de carbone. Ce gaz sera ensuite libéré dans l’air quand le bois se décomposera ou lors de sa combustion… avant d’être à nouveau absorbé par la biomasse. C’est un cycle vertueux.

Actuellement, plus de 7 millions de foyers utilisent en France un appareil de chauffage au bois. Première source d’énergie renouvelable consommée en France, l’énergie-bois allie atouts environnementaux et économiques. Le succès de cette filière passe aujourd’hui par le développement d’appareils de chauffage de nouvelle génération, garantissant des meilleures performances énergétiques tout en préservant encore mieux la qualité de l’air. Ces performances sont garanties par le label Flamme verte qui en 2013 représentait 89% des ventes d’appareils de chauffage au bois individuels.

Le bois constitue une source d’énergie renouvelable particulièrement utile pour réduire le recours aux combustibles fossiles et diminuer les émissions de gaz à effet de serre. C’est aussi l’énergie la moins chère du marché. Le bois est une ressource abondante, gérer durablement et dont le prix reste stable depuis de nombreuses années. Cette filière sera fortement contributrice à l’objectif du Grenelle de l’environnement de porter à 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale en 2020, avec un objectif de 9 millions de foyers équipés d’un appareil de chauffage au bois d’ici à 2020.

S’équiper d’un appareil de chauffage au bois, c’est agir pour l’environnement et pour la réduction de votre facture énergétique.

 

Bien choisir son appareil de chauffage au bois

Opter pour un rendement énergétique élevé

Le rendement énergétique est le rapport entre la quantité d’énergie restituée et la quantité d’énergie consommée. Plus un rendement est élevé, plus la consommation de bois pour chauffer est faible (économie de combustible). Pour 10 kg de bois dans un poêle à 80% de rendement, 8 kg de bois seront effectivement restitués en chaleur.

Calculer la puissance adaptée au besoin de chauffage

Exprimée en kW, la puissance nominale représente la puissance utile moyenne obtenue par l’utilisateur en allure de chauffe normale, en assurant les charges de bois nécessaires à l’alimentation du feu. Cette puissance sera, par exemple, obtenue avec une charge de 10 kg de bois toutes les 3 heures pour un appareil de 10 kW. Cette puissance est mesurée lors d’un essai normalisé (norme EN13229 pour les foyers et inserts, norme EN13240 pour les poêles).

Il est important d’utiliser un appareil performant dimensionné selon les besoins du chauffage du logement et les particularités de l’habitat (espace ouvert ou fermé, isolation, étage…) La puissance de l’appareil donne une indication sur les volumes et surface de chauffe. Cette information dépendant de nombreux facteurs comme l’isolation et la configuration de l’habitat, la région, l’altitude, elle ne peut être donnée qu’à titre indicatif. En moyenne, pour chauffer 1 m3 il faut 50 watts. En découle les correspondances suivantes :

 

Puissance de l’appareil
en watts

Volume de chauffe
en m3

Surface de chauffe en m2
(calculée à partir d’une hauteur
moyenne de plafond de 2,50 m)

6 000 80 à 180 30 à 75
8 000 105 à 240 40 à 100
10 000 135 à 300 55 à 120
12 000 160 à 360 65 à 145
14 000 185 à 420 75 à 170
15 000 200 à 450 80 à 180
16 000 210 à 475 85 à 190
18 000 235 à 535 95 à 215

 

Privilégier les appareils écologiques labellisés

Le label Flamme verte classe les appareils de chauffage au bois selon leurs performances énergétiques (rendement) et environnementales (taux de monoxyde de carbone, CO et émissions de particules fines). Ces appareils labellisés sont classés en niveaux d’étoiles. Plus les performances sont élevées, plus l’étiquette affiche d’étoiles (5, 6 ou 7). Depuis 2015, les appareils aux performances équivalentes à 4 étoiles ne sont plus labélisés Flamme verte.

Documentation Flamme verte et ADEME

Se chauffer au bois :
http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-se-chauffer-au-bois.pdf

Le chauffage au bois au quotidien :
http://www.flammeverte.org/fichs/13027.pdf

Avec quel bois se chauffer ?
http://www.flammeverte.org/fichs/13036.pdf

Les bonnes pratiques du chauffage au bois
http://www.flammeverte.org/fichs/13458.pdf

Le chauffage au bois dans la règlementation thermique 2012 (RT2012)
http://www.flammeverte.org/fichs/13444.pdf

Le crédit d’impôts à 30%
http://www.flammeverte.org/fichs/13513.pdf

 

Comparer poêles, foyers et inserts

Foyers fermés :

Cet équipement de chauffage au bois fonctionne par ventilation naturelle. Un corps de chauffe est raccordé sur un conduit de fumée, le tout habillé par une cheminée décorative ou encastré dans un caisson doté d’un circuit d’air de convection. La circulation de l’air à chauffer se fait verticalement : du bas vers le haut.

Inserts :

Les inserts fonctionnent par ventilation forcée. Installés dans des cheminées ouvertes existantes, ils aspirent l’air à chauffer par le bas de l’appareil et renvoient l’air chaud par le haut. La circulation de l’air se fait par le devant de l’insert. Elle est horizontale.

Poêles :

Ils fonctionnent par ventilation naturelle. Ce sont des appareils de chauffage autonomes qui chauffent par rayonnement de leur enveloppe.

Faire installer son appareil de chauffage au bois : les clés de la réussite

Vous avez fait le choix du poêle à bois et donc d’un mode de chauffage écologique, économique et performant. Pour profiter de toutes les vertus de votre appareil, nous vous préconisons de confier son installation à un professionnel Qualibois RGE.

L’installation d’un poêle à bois doit impérativement répondre à certains critères précisés dans la norme NF et le DTU 24.1. C’est un document de référence pour les professionnels qui fixe les conditions à appliquer pour une réalisation du chantier dans les règles de l’art. Par exemple, l’installateur doit respecter une distance de sécurité minimale entre le conduit de fumée et tous les matériaux combustibles adjacents ou proposer une solution de protection permettant de réduire les distances de sécurité. De plus, il y a des règles à respecter sur les conduits de raccordement et d’évacuation des fumées en matière de dimensionnement, de nombre de dévoiements et d’angles d’inclinaison. Dans le cas d’un tubage du conduit d'évacuation, des règles et des normes sont aussi à respecter pour assurer l’étanchéité de ce dernier. Un ramonage, voire un débistrage peut être obligatoire avant de tuber.

Une installation non-conforme peut limiter les performances énergétiques et environnementales de votre appareil de chauffage au bois voire même représenter un danger. Du mauvais fonctionnement au sinistre en passant par la dégradation des murs et plafonds, les risques sont réels. Epargnez-vous donc ces quelques désagréments et autres mauvaises surprises en confiant la pose et le raccordement de votre poêle à bois à un professionnel qualifié.

L’installateur Qualibois RGE, une valeur sûre

Un professionnel Qualibois RGE est un installateur qui a suivi une formation spécifique qui atteste de sa connaissance des règles de l’art pour la sécurité des biens et des personnes. Il est officiellement engagé à vous conseiller et à vous accompagner dans vos choix pour vous proposer la solution la plus adaptée à vos besoins.
Formé à appréhender toutes les problématiques liées aux installations, un professionnel RGE Qualibois vous garantit un service sans encombre dans le respect de la norme

Zoom sur les bonnes pratiques

Après l’installation vient l’entretien du poêle à bois ! Voici quelques réflexes à connaître et à appliquer :

Règle n° 1 : bien choisir le combustible

Les essences de bois sont classées en deux grandes familles selon leur densité :

• Les feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, charme, noyer, fruitiers…)
• Les résineux et les feuillus tendres (épicéa, sapin, pin, mélèze, peuplier, saule…)

Les bûches de feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, charme) sont les plus conseillées pour le chauffage domestique, à l’exception du châtaigner qui éclate en brûlant.
Les feuillus tendres et les résineux se consument quant à eux trop rapidement. Les résineux risquent, de plus, d’encrasser les conduits.

Attention : on ne le dira jamais assez : votre bois doit être bien sec !

Le taux d’humidité du bois est un critère essentiel car il intervient directement sur le contenu énergétique. Entre un bois sec prêt à l’emploi (moins de 20% d’humidité rapportée à la masse brute) et un bois fraîchement coupé (45% d’humidité rapportée à la masse brute), l’énergie restituée est divisée par deux !
L’équation est simple : plus le bois contient de l’eau, plus son évaporation nécessite de l’énergie et moins il produit de chaleur.

Le bois de chauffage fraîchement abattu, conditionné en un mètre, doit être stocké au minimum deux ans pour obtenir une combustion optimale. Coupé, fendu et conservé sous abri dans un endroit bien ventilé, le bois sèche plus vite. Mal stocké, le bois se dégrade rapidement.

L’humidité dans le bois diminue le pouvoir calorifique du bois. Au moment de brûler, une grande partie de la chaleur se perd dans l’évaporation de l’eau, et le reste peut alors être insuffisant pour assurer la chaleur nécessaire.


 

Règle n°2 : nettoyez régulièrement votre appareil de chauffage au bois

La vitre : pour profiter du charme d’une belle flambée, nettoyez régulièrement votre vitre ! Du papier journal humide passé dans de la cendre fine vous permettra d’éliminer facilement les traces superficielles.
Les parois : munissez-vous d’une petite balayette ou d’une brosse et nettoyez la suie sur les parois. Ce petit geste simple évitera le rejet de particules.
Les cendres : un excès de cendres peut empêcher l’alimentation en air du feu. Pour un fonctionnement optimal de votre poêle, foyer ou insert, pensez à vider le cendrier régulièrement.
L’extérieur : prenez le soin de régulièrement dépoussiérer les entrées d’air afin d’éviter de possibles obstructions.


 

Règle n°3 : pas 1 mais 2 ramonages par an !

Faites appel à un professionnel qualifié pour réaliser les deux ramonages mécaniques obligatoires. L’un d’entre eux doit d’ailleurs se faire pendant la période de chauffe. Profitez-en pour lui demander de nettoyer les canaux de circulation de fumée et de vérifier l’arrivée d’air.

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